BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

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PHIDEAUX (4/4)

ENTRETIEN AVEC PHIDEAUX XAVIER

Phideaux Xavier

Tout d’abord, peux-tu te présenter, et nous résumer ton parcours ?

J’ai grandi dans une ville proche de New York, où je me suis souvent rendu pour assister à divers concerts durant ce qu’on peut appeler «l’âge d’or». Il y avait à l’époque toute une série de concerts en plein air à Central Park, où j’ai vu se produire Jethro Tull, Pink Floyd, Genesis (seulement avec Phil), Gentle Giant... Pendant ma jeunesse, j’ai aussi réussi à voir Steve Hillage, Gong, Yes et ELP. Donc ma «formation» musicale a d’abord été celle d’un consommateur passionné de rock progressif. Puis, lorsque j’ai créé mon premier groupe dans les années 80, j’ai joué un style de musique que l’on pourrait qualifier «d’art-rock punk». J’ai commencé par jouer de la guitare acoustique, et j’ai pris des leçons de «folk» avec un professeur qui m’a fait découvrir Renaissance et Genesis. Je n’ai par ailleurs jamais pratiqué mon instrument de façon très assidue, préférant concevoir de la musique et des concept albums, ainsi que les idées générales de ma musique.

A en croire la petite présentation qui figure sur ton site, les musiciens qui t’accompagnent semblent-être constitués d’amis assez proches. Peux-tu nous présenter ceux qui t’entourent actuellement, et nous dire quel est leur apport respectif ?

J’ai fait de la musique de façon «underground» durant des années, mais je n’ai jamais vraiment achevé quoi que ce soit de ce que j’ai entrepris. J’en suis devenu frustré, et j’ai arrêté presque toute activité musicale à la fin des années 90. Lorsque j’ai ressenti de nouveau le besoin de m’entourer, et que j’ai recommencé à faire de la musique en 2002, je me suis naturellement tourné vers les membres des divers groupes dans lesquels j’ai joué en grandissant. Je me suis adressé aux gens avec qui j’aimait jouer, et avec qui j’ai grandi dans ma ville natale, Hastings, sur la rivière Hudson. Molly et Linda faisaient partie de mon tout premier groupe. Nous jouions une sorte de rock progressif maladroit – avec autant de guitare, de basse et de batterie que de très jeunes débutants pouvaient assurer. Plus tard, Valerie nous a rejoint en tant que chanteuse et claviériste, et nous sommes devenu un groupe plutôt orienté «pop-punk». Quand cet épisode s’est terminé, j’ai commencé à jouer en compagnie d’Ariel dans un groupe totalement acoustique qui avait des morceaux plus longs dans son répertoire, avec des côtés assez progressifs et celtiques. En ce qui concerne mon ami Mark, le claviériste, nous avons grandi et écouté des albums ensemble, mais nous n’avons jamais vraiment joué tous les deux car il était vraiment meilleur instrumentiste que moi. Tous contribuent à la musique une fois que Richard et moi avons conçu les arrangements. D’une certaine façon, on peut dire qu’ils recollent les morceaux.

A part la musique, quelles sont tes activités ? Je crois savoir que tu es impliqué dans la production d’un soap-opera («Passions», diffusé en 2001 en France, mais qui n’a à l’évidence pas rencontré son public). Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

Je suis l’un des réalisateurs du soap opera «Passions». Depuis mes études, j’ai occupé des postes très différents dans l’industrie de la télévision américaine, et me voilà donc maintenant réalisateur. C’est quelque chose de formidable, car cela me laisse beaucoup de temps pour me consacrer à la musique, et me fournit en même temps les fonds nécessaire pour payer les heures de studio, les musiciens, et toutes ces sortes de choses.

Si l’on met de côté la démo «Friction» datant de 1992, tu viens de publier cinq albums en un temps record. Ton inspiration est-elle devenue brusquement débordante, ou puise-t-elle en partie dans un répertoire déjà ancien (ce qui semble être au moins le cas pour Ghost Story, si je ne m’abuse) ?

Quand nous avons commencé à faire des albums en 2002, c’était uniquement dans l’optique de réaliser Fiendish. Il s’agissait simplement d’un prétexte pour enregistrer des chansons que j’avais écrites pendant les quatre années précédentes. Finalement, Fiendish s’est vu inclure beaucoup plus de nouveaux titres que prévu, et je n’ai utilisé que trois des chansons que j’avais écrites antérieurement. Une fois que ce disque a été terminé, nous avons décidé de «refaire» Ghost Story, un album qui avait déjà été enregistré puis abandonné. Tout ce que nous avons appris en réalisant Fiendish a été appliqué à Ghost Story, et nous avons été en mesure de finir l’album. Donc, bien que cela puisse sembler un peu rapide au sortir de Fiendish, ces titres étaient déjà écrits et arrangés depuis longtemps.

Pour Chupacabras, nous disposions de morceaux qui n’avaient pas été terminés lors des enregistrements de Fiendish et de Ghost Story, et nous avons décidé de les achever, tout simplement parce que nous ne pouvions pas concevoir qu’un titre comme «Chupacabras» puisse rester inconnu. Plus tard, en 2004, histoire d’entretenir notre créativité, nous avons décidé de nous réunir dans un studio de Los Angeles le 3/13/2004 (autrement-dit le 13 mars, au format de date américain), pour enregistrer ce qui nous venait «sur l’impulsion du moment». Ces idées ont été affinées pendant l’année suivante, et sont devenues l’album 313. Mais à la base, tous ces titres ont été écrits dans le studio.

Le nouvel album, The Great Leap, contient quelques unes des chansons que je n’ai pas enregistrées à l’occasion de Fiendish ("Abducted", "Rainboy", et "Last"), ainsi que quelques pièces nouvelles que j’ai élaboré avec Rich. Malgré tout, il y a encore tellement de chansons non encore enregistrées ! Nous avons un schéma général et il faut essayer de rassembler les morceaux pour créer un album cohérent. Avec The Great Leap, nous savions que commencions une trilogie, il fallait donc que les titres aillent ensemble.

En passant, peux-tu nous en dire un peu plus au sujet de Friction, ton tout premier opus ?

Tout est venu de l’envie de «terminer» quelque chose et de réaliser enfin un album. Malheureusement, la plupart des enregistrements sont «faits maison», et comportent des arrangements à base de synthétiseurs-MIDI. Le mixage sonne un peu «trouble» sur certaines pistes, et les gens qui m’ont aidés pour finaliser l’album m’ont orienté dans une mauvaise direction. J’aime tout de même certains titres, et j’ai l’intention, en quelque sorte, de «collaborer» avec mon passé pour ramener quelques unes de ces bandes à un niveau décemment audible.

313 est également un peu à part dans ta discographie, compte-tenu des conditions dans lesquelles il a été réalisé. Tu sembles aimer te lancer des défis un peu fous… Peux-tu nous dire comment se sont déroulées les sessions d’enregistrement pour cet album ?

C’était un défi au sens où j’ai voulu tenter une expérience, et voir ce que nous arriverions à faire en une journée. Tout a pris plus de temps que je ne pensais et nous nous sommes retrouvés dans l’urgence. Je lançais des idées, j’essayais des trucs avec le batteur et concevait les arrangements en même temps, pendant que Mark, le claviériste, tentait de trouver des sons et des idées pour jouer au même endroit. C’était le chaos ! Nous n’avons donc réussi à terminer les pistes d’accompagnement qu’à 5 heures de l’après-midi, et toutes les choristes, Molly, Linda et Ariel, étaient assises autour de nous en train «d’écouter» et de chercher des idées, ce qui était assez épuisant pour elles. A un moment, Rich et moi sommes sorti déjeuner, et Molly s’est assise à la place du batteur. Nous travaillions tellement vite pour abattre le boulot que c’était complètement fou. Plus tard, alors que je faisais des répétitions pour le chant, Gabe s’est trouvé en train d’enregistrer Mark pendant qu’il faisait des «overdubs» sur des trucs que nous avions enregistré plus tôt dans la journée ! Le tout a été couronné par un enregistrement live de «Benediction» à 5 heures et demi du matin. Cette interprétation a été mixée, et figure telle quelle sur l’album, ce qui est tout de même une touche sympathique. Presque tout le reste a été développé au cours de l’année suivante. Autrement dit, c’est un album écrit en un jour, mais qui pris un an pour être terminé.

A l’écoute de tes albums, tes influences musicales semblent être très diverses. Comment qualifierais-tu ta musique ? Peux-tu nous dire quels artistes t’on particulièrement marqué ?

Une grande partie de mon inspiration vient des années 60 et 70, grâce à ma grande sœur qui a été très influente, et sans qui je ne les aurais sans doute pas écoutées. J’ai grandi en adorant Jefferson Airplane, les Beatles et Jethro Tull. De plus, j’aimais bien le côté théâtral de la «glam music» - Bowie, Alice Cooper, T Rex et Roxy Music. Plus tard, la pop plus «intelligente» de Eno, Talking Heads, XTC, Split Enz m’a intéressé. Pendant les années 80, naturellement, j’écoutais Duran Duran, Siouxsie And The Banshees, Joy Division, Cure, Cocteau Twins, Dead Can Dance. J’aimais énormément la noirceur et la simplicité de cet «art rock» post punk. J’adore les sons de guitare de Joy Division, la basse dans Souxsie et le côté éthéré des premiers Cure. Mais par dessus tout, ce qui m’a le plus influencé fut la façon de chanter de Peter Gabriel, l’aspect folk de Ian Anderson, les arrangements grandioses de Renaissance, Camel, Genesis, la production et la simplicité de Pink Floyd, ainsi que la noirceur de Van der Graaf Generator.

Que connais-tu du mouvement progressif actuel ? Te sens-tu des affinités avec certains groupes qui lui sont affiliés ?

J’écoute beaucoup de groupes progressifs récents. Depuis 2000, date à laquelle j’ai «découvert» que le rock progressif existait toujours, j’ai déniché Marillion, Arena, Ayreon, Dream Theatre, Discipline, IQ… Certains d’entre eux existent depuis plus de vingt ans, mais ils ont été nouveaux pour moi. Je lis des chroniques et je recherche des groupes sur Myspace. Il y a beaucoup de super groupes et je ressens énormément d’affinités avec ce que j’entends dans le domaine folk et symphonique. J’adore la musique quand elle est chaude et mélodique, avec une bonne narration aussi bien au niveau des textes que de la voix. Pour moi, le heavy-metal est quelque-chose que j’apprécie plus avec Judas Priest qu’avec, par exemple, Dream Theater (bien que j’adore au moins la moitié de ce qu’ils ont fait). J’ai toujours aimé les voix graves et un peu éraillées comme celles de Ian Anderson, Peter Hammill et Peter Gabriel, donc les chanteurs de Styx et Kansas ne sont pas trop mon truc. J’aime vraiment Ayreon et Star One de A. Lucassen, alors que beaucoup des chanteurs qui y officient ont un registre aiguë, va comprendre ! Matthew Parmenter aussi est sublime.

Ta musique semble globalement assez sombre. Quel regard portes-tu sur le monde en général ? Cherches-tu à faire passer un message particulier à travers tes textes ?

J’aime le monde, j’aime la vie, et je perçois beaucoup de mystères dans la nature. Je ne sais pas comment fonctionne l’univers, et cela me fascine. Je ne suis pas spécialement porté vers Dieu, mais je sens qu’il y a une sorte de circuit électrique qui fonctionne à travers la Nature. Je trouve cela exaltant. J’observe dans la société de nombreuses injustice, de la corruption, des manipulations de la part de nos gouvernements qui nous conduisent dans des directions tristes et déplaisantes. Je vois aussi de l’intolérance, l’avidité aveugle et cruelle des entreprises, la pollution qu’elles engendrent. Les chansons que je préfère écrire sont celles qui «dénoncent» et «témoignent» de ce qui m’indigne. Certaines de mes chansons sont personnelles, d’autres ont un caractère imaginaire et fantastique, et parfois ce sont des protestations contre ce qui m’agace. La plupart du temps, ces chansons sont ambiguës. Je pourrais par exemple me mettre à la place d’un trafiquant d’organes humains et écrire une chanson de son point de vue. Ce ne serait sans doute pas une morceau agréable, il pourrait sembler très sombre pour l’auditeur, mais il serait destiné à le faire «réfléchir». Eh bien, réfléchissons pour de bon ! De toute façon, je n’ai pas vraiment de prise sur la manière dont réagit l’auditeur. Mais je ne prémédite pas non plus précisément tout ce que je veux transmettre à travers mes chansons.

The Great Leap, ton dernier album, se rapproche selon moi de l’esprit de Fiendish, car il propose comme lui une série de titres dans une veine pop-rock mélodique assez incisive, mâtinée de petites touches folk ou psychédéliques. Il constitue aussi est la première partie d’une trilogie en cours d’élaboration. Quel en est le concept ?

Le thème est celui de la vie dans un régime totalitaire et dystopique (le contraire de l’utopie, ndlr). La première partie, The Great Leap, est une vue d’ensemble de certains des personnages et de quelques scènes. La majorité de ces chansons dépeint des situations générales dans ce régime contre-utopique, futuriste et imaginaire. «Wake Up» est un appel aux armes ; «You And Me» étudie de quelle façon l’amour peut survivre quand un amant n’est pas aussi fidèle que l’autre ; «Waiting» tente de dépeindre une «illumination» et ce qui arrive à ceux qui sont laissés pour compte. «Abducted» est basé sur la peur paranoïque que suscitent les méthodes du gouvernement, c’est-à-dire des enlèvements et diverses manipulations de l’esprit. «Rainboy» se situe après un réchauffement global massif. Dans «I Was Thinking», les protagonistes jettent un regard rétrospectif sur leur amour perdu (cf. «You And Me»). «Long And Lonely Way» reprend ce thème dans un autre registre, vu cette fois de l’intérieur d’une prison. «Hunt You Down» se situe beaucoup plus tard, alors que les enlèvements se poursuivent et que les gens disparaissent peu à peu dans la nuit et le brouillard. «Tannis Root» est le plus sombre de ces morceaux, et se situe à une période où le régime – assimilé au mal absolu - a totalement pris le pouvoir, si bien que les individus n’ont plus aucune vie propre.

Ton discours, depuis deux albums, semble être redevenu plus direct et concis. Et voilà que tu nous annonce que ton prochain album sera constitué d’une seule et unique pièce, un peu à la manière de Thick As A Brick. Qu’est-ce qui motive le format de tes compositions ? Est-ce un choix contraint, comme un pari lancé à toi-même, ou bien le développement libre et naturel de ton inspiration  ?

En fait, nous avons commencé à travailler sur le morceau/album Doomsday Afternoon pendant que nous étions en train d’enregistrer The Great Leap, et nous savions alors qu’il prendrait la forme d’un titre unique. Je suis personnellement opposé aux doubles-albums, et nous ne voulions surtout pas nous retrouver avec une pièce de 52 minutes accompagnée de trois ou quatre morceaux plus courts. Donc, nous avons coupé l’album en deux, et il s’est trouvé que nous avons choisi de terminer d’abord les chansons les plus courtes. Je suppose que nous avons été un peu effrayé par le travail que représentait Doomsday Afternoon. J’ai aussi pensé, à tort, que The Grat Leap serait plus simple à terminer, et que nous pourrions le sortir aux alentours de juin. Nous n’avons finalement pas réussi à l’achever avant septembre. Et aujourd’hui, il semble que Doomsday ne sera pas terminé avant mars 2007. Nous n’avions pas d’idées préconçues quant au format de cette pièce, mais nous aurions probablement dû travailler dessus en premier, car beaucoup de gens donnent l’impression d’être plus intéressés par nos titres longs. Comme nous n’avons encore produit qu’un seul morceau de longue durée, «Chupacabras», qui a semblé éveiller de l’intérêt, les gens ont envie de voir jusqu’où nous sommes capables d’aller. Je suis satisfait de Doomsday Afternoon et j’espère que notre public appréciera le résultat, mais j’ai l’impression que nos morceaux courts sont parfois ressentis comme une trahison envers le rock progressif. Pourtant, j’adore Aqualung, le premier album solo de Peter Gabriel, ou encore The Dark Side Of The Moon de Pink Floyd. Aucun de ces albums ne comporte «d’epic», mais ils partagent tous l’essence du rock progressif. Bien que notre musique soit relativement simple – ce que j’apprécie, d’ailleurs -, nous nous servons de sons et d’inflexions provenant de l’âge d’or du rock progressif, mélangés avec un peu de minimalisme post punk. J’ai eu l’occasion de rencontrer l'excellent Alan Morse de Spock’s Beard, et lorsqu’il m’a demandé quelle sorte de musique je jouais, je lui ai répondu du «rock progressif minimaliste», ce qui était pour lui une contradiction assez amusante.

Tu as proposé il y a quelque temps un album (Fiendish) en téléchargement gratuit sur ton site internet. Peu d’artistes ont encore recours à ce type de promotion. Cela s’est-il vraiment révélé payant en terme de notoriété ? Et quel regard portes-tu sur la pratique aujourd’hui courante du peer-to-peer ?

Notre première démarche a été d’envoyer Fiendish un peu partout afin de promouvoir notre musique, mais nous retrouvions souvent l’album en vente sur Amazon, encore sous blister – ce fut donc un échec. Nous avons alors décidé de le proposer gratuitement en téléchargement. Toutefois, il est écrit sur le disque lui-même : «faites circuler – gravez le pour vos amis». Je préfère que l’on en fasse une copie pour un ami plutôt que personne ne profite de la musique. Je crois que ceux qui aimeront  cette musique voudront finalement avoir un exemplaire avec le livret et les paroles. Même chose avec le peer-top-peer : je pense que c’est une excellente façon de partager notre musique et de trouver des amateurs potentiels. D’après moi, ce système disparaîtrait complètement si les gens devaient payer une taxe sur la bande passante pour légaliser le peer-to-peer. Mais les gros labels n’en veulent pas parce qu’ils craignent de perdre de l’argent. Toutefois, je me suis laissé dire que le gouvernement Français avait peut-être eu l’intention d’instaurer une licence globale, en montrant que personne ne perdrait de profit, mais que l’Union Européenne l’avait forcé à abandonner ce projet à cause de la pression de l’industrie musicale. Du coup, ce sont les petits groupes qui perdent de l’argent, et les gamins de 15 ans sont assimilés à des criminels. Qui parmi nous n’a jamais enregistré une cassette chez un copain ? C’est incroyable de ne pas se rendre compte que si quelqu’un aime ta musique, s’il en a les moyens, il l’achètera. A moins que je ne sois naïf…

Quelques mots pour le public français ?

Malheureusement, je n’ai jamais été bon en langues étrangères, mais je dois dire que j’adore les Français et leur culture, et je suis reconnaissant envers tous les auditeurs qui accrochent à notre musique. Ange est un grand groupe, et quand j’étais gamin Didier Malherbe était un de mes musiciens préférés. Un grand bonjour à la France, et merci pour tous vos films extraordinaires ! J’espère faire bientôt un tour en Europe pour me produire sur scène. Je n’ai jamais été qu’à Paris, et j’aimerais vraiment voyager plus à l’intérieur du pays.

(entretien publié dans Big Bang n°64 - Hiver 2006-2007)

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