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STEVE HACKETT

"Les Années Solo"

Les débuts

Steve Hackett est né le 12 février 1950 à Londres, d'un père peintre et d'une mère travaillant dans une agence de publicité. Cinq ans plus tard naît son frère John. Entre-temps, l'aîné des fils Hackett n'a pas perdu son temps, et s'est déjà mis à la musique. Mais son premier instrument est... l'harmonica ! Ce n'est qu'à l'âge de 14 ans qu'il se mettra à la guitare, d'abord avec un instrument bricolé par ses soins, puis l'année suivante avec sa première véritable guitare électrique, un cadeau de ses parents.

Ses débuts sur scène, c'est en tant qu'harmoniciste qu'Hackett, encore adolescent, les fait. Pendant cinq ans, il enchaîne différents groupes, cette fois comme guitariste, tout en essayant sans succès de créer le sien en passant régulièrement des annonces dans le fameux périodique musical Melody Maker. Après avoir officié notamment au sein de Saraband, Canterbury Glass et Steel Pier, il rejoint finalement en 1969 une formation tout aussi obscure, baptisée The Quiet World.

Le leader du groupe est un chanteur-guitariste nommé John Heather, qui compose le répertoire avec la complicité de ses deux frères, comme lui d'origine sud-africaine. "Leur père se disait médium et leur faisait parvenir des cassettes sur lesquelles se trouvaient des instructions pour créer la musique du groupe... C'était un mélange de cultures intéressant, même si l'album est assez daté avec le recul...". Celui-ci, baptisé The Road, sort en 1970 chez Dawn Records.

Après la dissolution de The Quiet World, Hackett se remet en quête de musiciens pour monter un nouveau groupe. C'est alors qu'il passe dans le Melody Maker une annonce restée légendaire, rédigée de la manière suivante : "Guitariste/compositeur, cherche musiciens réceptifs et déterminés à s'émanciper des formes musicales existantes". Courant décembre, Hackett reçoit un coup de téléphone de Peter Gabriel, qui l'invite à assister au concert donné par Genesis au Lyceum de Londres, le 28 du même mois.

Ce que le guitariste y voit et entend, et la prestation pâlotte du soliste officiant alors dans le groupe à titre provisoire, un certain Mike Barnard, le convainquent du potentiel de la formation et de la possibilité pour lui de lui conférer une nouvelle dimension musicale. L'arrivée d'Hackett au sein de Genesis est célébrée début janvier 1971 par un premier concert à l'Université de la City à Londres, rapidement suivi d'une tournée anglaise d'une dizaine de dates avec Van der Graaf Generator...

Il serait tentant de se livrer à une analyse en profondeur de la contribution artistique, souvent méconnue, de Steve Hackett à Genesis pendant les six années qu'il passa au sein du groupe, mais tel n'est pas le propos de cet article. Ceux qui souhaitent en savoir plus peuvent de toute façon se reporter à l'entretien qu'il nous a accordé dans le cadre de ce dossier. Pour résumer, on dira qu'elle demeure, au niveau de l'écriture, relativement peu conséquente, à l'inverse de son travail d'instrumentiste et, plus largement, d'esthète (là encore, se reporter à notre entretien pour une analyse plus poussée de ce rôle).

Escapade en solitaire...

La genèse du premier album solo du guitariste, Voyage Of The Acolyte (1975), fut la conséquence logique d'une année 1974 riche en événements. Il n'est un secret pour personne que, des cinq membres de Genesis à l'époque, le guitariste fut le moins satisfait de The Lamb Lies Down On Broadway, le trio Banks-Rutherford-Collins ayant monopolisé le travail de composition, n'utilisant que peu de ses idées. Cet état de fait laisse Hackett pour le moins préoccupé : compositeur de plus en plus productif, il ne parvient pas à faire utiliser ses idées par Genesis. Logiquement, l'idée d'un album solo fait son chemin, suite à une séance d'écriture très productive au printemps 1974, dont on sait que le mellotron y joua un rôle inspirateur crucial.

Mais l'emploi du temps de Genesis ne laisse pas à Hackett le loisir de pousser ses investigations plus loin. Le groupe doit partir en tournée à travers le monde, et ce pendant près de six mois. A quelques jours du début de celle-ci, le guitariste se blesse grièvement à la main lors d'une soirée. L'anecdote veut qu'Hackett, ayant entendu un convive déclarer à qui voulait bien l'entendre que Genesis n'était rien sans Peter Gabriel (déjà !), ait été à ce point contrarié qu'il serra sa coupe de Champagne dans sa main jusqu'à la briser...

La tournée de Genesis est repoussée de quelques jours, mais démarre fin novembre, durant jusqu'en mai 1975. Dès le mois suivant, Steve Hackett est en studio (Kingsway Recorders, précisément) pour débuter l'enregistrement de Voyage Of The Acolyte. Preuve que subsistent entre le guitariste et les autres membres de Genesis de réelles affinités musicales, il est secondé dans son entreprise par la section rythmique du groupe, à savoir Mike Rutherford (qui co-écrit également "Shadow Of The Hierophant") et Phil Collins (qui chante "Star Of Sirius" avec Steve). "Je leur suis très reconnaissant de m'avoir aidé, de même que les autres musiciens présents sur ce disque, car sans eux il n'aurait jamais pu voir le jour". Le casting est complété notamment par John Acock, coproducteur de l'album et claviériste, John Hackett, le petit frère et sa flûte enchanteresse, ou encore Sally Oldfield, la sœur aînée de Mike.

De ces séances, Hackett conserve un souvenir ému : "J'étais comme un gamin dans une confiserie, je ne savais pas par quoi commencer... Ce fut pour moi une étape importante, mais pas tant par le contenu musical du disque que par son existence même. Voyage Of The Acolyte est né d'une envie de m'affranchir de toutes les restrictions liées au travail en groupe. Cela a généré plusieurs morceaux dont j'étais sûr qu'ils seraient rejetés par Genesis, ce qui m'a motivé à poursuivre dans cette direction".

Le constat est quelque part cruel, mais il faut bien l'admettre : ce premier album demeure incontestablement le meilleur et le plus abouti de Steve Hackett, ce qui engendre forcément quelques regrets dans la mesure où il fut réalisé alors qu'il officiait encore dans Genesis, et qu'il apparaît paradoxalement comme le plus authentiquement personnel de son auteur.

Certes, l'affiliation à Genesis y est perceptible, ne serait-ce que par la présence de Rutherford et Collins. Mais outre le fait que cela démontre l'importance souvent sous-estimée qu'y prenait le guitariste, il apparaît clairement que c'est dans ce cadre musical qu'il montre la plus grande aisance et peut le mieux éprouver sa liberté. De son expérience passée, il conserve un mode d'expression on-ne-peut-plus efficace, et c'est avec le plus grand naturel qu'il use de ce langage pour mettre en valeur ses mondes intérieurs.

Ainsi, pour notre plus grand bonheur, l'étendue de cette exploration personnelle passe par les climats les plus variés, pour ne pas dire opposés. Des espaces acoustiques où la flûte de son frère John fait merveille, aux plages électriques enfiévrées, on traverse les couleurs les plus contrastées sans que jamais l'unité de l'ensemble ne soit remise en cause.

La teneur de ce relief, appliqué à de belles mélodies, confère à Voyage Of The Acolyte une accessibilité immédiate. Mais le charme n'en est pas moins durable; bien au contraire, certaines ambiances développées ont pris, vingt-trois ans après, une saveur vaguement nostalgique, qui en dit long sur la profondeur des traces laissées sur l'auditeur.

Ces qualités sont cependant contrebalancées par quelques réserves, concernant notamment le chant d'Hackett, bien qu'ici il tire le meilleur parti de ses limites (limites dans lesquelles Phil Collins semble avoir dû se fondre pour conserver sur "Star Of Sirius" une certaine homogénéité vocale). Par contre, la performance de Sally Oldfield, sur l'épique "Shadow Of The Hierophant", contraste singulièrement; sa voix trouve dans ce contexte particulier une pureté absolue. Il est vraiment dommage que cette collaboration n'ait pas été renouvelée ultérieurement.

Enfin, on n'aurait rien dit de cet album si l'on ne signalait pas le goût qu'y manifeste son auteur pour les atmosphères étranges et merveilleuses, et le talent avec lequel il les dispense. L'auditeur n'est jamais mis à distance; au contraire, cette dimension onirique tient en haleine du début à la fin comme dans un bon film fantastique. Tout est mis à contribution pour intriguer, surprendre ou enchanter : les cassures, les changements climatiques, les sons, les arrangements, les bruitages... On peut dire aujourd'hui que c'est précisément dans cette orchestration magique (qui fait défaut depuis trop longtemps maintenant) qu'est le meilleur de Steve Hackett.

Quant à la pochette, elle marque l'arrivée dans l'univers du guitariste de Kim Poor, artiste américaine élevée au Brésil, rencontrée quelques mois plus tôt et qui deviendra plus tard sa seconde femme (la première lui ayant donné un fils, Oliver, né en 1973). Les dessins réalisés par celle-ci pour Voyage Of The Acolyte sont assurément les plus beaux que Kim Poor ait réalisés pour Hackett. Ils sont aussi les plus proches du contenu musical...

L'excellent accueil critique et public accordé à Voyage Of The Acolyte lors de sa sortie en octobre 1975 est pour Hackett une double victoire : pour Hackett personnellement, bien sûr, mais aussi collective pour Genesis, qui prouve que son talent était décidément loin d'être le fait du seul Peter Gabriel. Le quatuor, alors en plein enregistrement de A Trick Of The Tail, puise dans les plus de 500.000 exemplaires vendus de Voyage... une nouvelle foi dans l'avenir.

Rassuré par cette reconnaissance, Steve Hackett va pouvoir oublier quelques temps son désir de voler de ses propres ailes, escomptant sans doute que ses idées seront désormais mieux prises en compte par ses collègues. Hélas, le fonctionnement théoriquement démocratique de Genesis est mis à mal par la relation particulière qui unit Banks, Rutherford et Collins, qui tend à marginaliser sa position au sein du groupe. Les séances de Wind And Wuthering seront pour Hackett la preuve du caractère irrémédiable de la situation, lorsque ses collègues refusent sa chanson "Hoping Love Will Last", puis préfèrent à son instrumental "Please Don't Touch" la pourtant bien inférieure composition jazz-rock de Phil Collins, "Wot Gorilla?".

La tournée mondiale qui occupe les six premiers mois de 1977 sera pour Hackett l'occasion d'envisager son problème sous tous les angles, et d'en conclure que son départ est la seule solution possible. En mai, Genesis se produit au Brésil dans d'énormes stades, et le mois suivant la tournée se conclut par des concerts triomphaux au Palais des Sports de Paris puis à Earl's Court, à Londres. Pas d'ambiguité possible sur la sincérité du choix d'Hackett : c'est un Genesis à la veille d'une large consécration qu'il quitte, en connaissance de cause...

Le départ de Steve Hackett de Genesis est effectif dès la fin du mixage de l'album live Seconds Out, mais il ne sera rendu public que plusieurs mois plus tard, à l'occasion de la sortie du mini-album Spot The Pigeon, regroupant des chutes des séances de Wind And Wuthering. Le guitariste ne perd pas de temps, et se met aussitôt au travail sur son deuxième album solo.

L'enregistrement de celui-ci s'étalera de novembre 1977 à février 1978, entre Londres et Los Angeles. Avec John Acock confirmé au poste de co-producteur et claviériste, Hackett fait de nouveau appel à son frère John, ainsi qu'à Chester Thompson, le nouveau batteur de scène de Genesis, qui amène avec lui son ancien acolyte du groupe de Frank Zappa, le bassiste Tom Fowler. Mais il convie également des invités plus inattendus : la chanteuse noire américaine Randy Crawford, découverte dans un nightclub de Chicago pendant une tournée de Genesis, ou la figure légendaire de Woodstock, Ritchie Havens, croisé dans les coulisses du concert du groupe à Earl's Court quelques mois plus tôt. Et enfin Steve Walsh et Phil Ehart, respectivement chanteur et batteur de Kansas (décidément, peu d'Anglais sur cet album !), conviés à participer à Please Don't Touch à l'occasion d'une prestation londonienne du groupe, quelques jours à peine avant le bouclage de l'enregistrement.

L'énoncé de la liste des participants éclaire sur les intentions d'Hackett pour cet album : "Je voulais combiner l'approche écrite et structurée de la musique européenne et le côté plus brut de la musique américaine. J'ai donc cherché à m'entourer de gens qui aimaient à la fois des choses très écrites et d'autres plus spontanées. Cet album est le point de rencontre d'influences très diverses. Je voulais explorer des lieux où ma guitare seule n'aurait pas pu m'entraîner. Pour autant, je ne me suis pas contenté d'un rôle de compositeur et producteur, Il y a en fait plus de guitares sur Please Don't Touch que sur Voyage Of The Acolyte, simplement elles étaient souvent utilisées de manière inédite, pour imiter d'autres instruments notamment...". La liste de l'équipement utilisé par le guitariste, détaillée dans les notes de pochette, est sur ce point des plus éclairantes...

Au lendemain de son départ de Genesis, Hackett se devait de démontrer aux fans déçus qu'il ne pouvait en être autrement : il lui fallait faire la preuve de sa différence. Par ailleurs, le guitariste avait acquis à cette époque une popularité qu'on a peine à imaginer aujourd'hui. C'est sous les feux des projecteurs qu'il dut mettre en place ce second album : en pleine crise des valeurs progressives, label et médias ne pouvaient qu'encourager le dissident à justifier un statut de rock star tenant à le rester...

Résultat des courses : personne ne fut pleinement satisfait de ce second opus solo. On a souvent dit que Please Don't Touch souffrait de ses disparités, dues à la multiplicité des invités-chanteurs de prestige. Ce n'est peut-être pas entièrement faux, mais avec le recul, une autre vérité plus conséquente s'impose : sur la majeure partie de cet album, la musique de Steve Hackett n'a rien de progressif.

On peut parler de pop, de belle ballade, ou tout simplement de chansons joliment habillées et brillamment interprétées, mais il faut se rendre à l'évidence : sans même parler de progressif, sur les deux tiers de Please Don't Touch, Steve Hackett ne fait pas vraiment du Steve Hackett... c'est-à-dire ce que personne d'autre ne pourrait faire à sa place.

On est en droit de douter de l'originalité, sinon de la sincérité, de ce que l'on pourrait trouver ailleurs dans des styles trop bien délimités. Mais une question se pose : le guitariste pouvait-il à ce moment produire une musique à la fois ambitieuse et personnelle sans forcément susciter d'incessantes comparaisons avec son groupe d'origine ?

Pour être juste, on reconnaîtra que le morceau qui donne son titre à l'album, auquel on peut du reste associer le précédent ("Land Of A Thousand Autumns") et le suivant ("The Voice Of Necam"), est certainement l'un des tous meilleurs du compositeur, provoquant chez l'auditeur une émotion viscérale où se mêle mélancolie et détermination. La force de ces titres, ainsi que le très joli "Kim", rehaussent considérablement l'ensemble d'un album qu'on ne saurait de toute façon détester...

L'accueil positif, sans plus, des critiques à Please Don't Touch lors de sa publication en avril 1978 n'est pas tout à fait à la hauteur des espérances d'Hackett. Celui-ci réalise que l'album ne peut susciter de réel impact sans être défendu sur scène. Le problème est que les musiciens présents sur celui-ci sont tous impliqués dans d'autres aventures musicales. Le guitariste va donc passer les semaines suivantes à constituer son groupe.

Fin août 1978, sa composition est rendue publique : outre Steve et son frère John (flûte et pédalier de basse), on y trouve des musiciens à la réputation quasi inexistante. Le claviériste Nick Magnus a fait partie quelques mois de The Enid, pas assez longtemps pour enregistrer avec le groupe; le bassiste-violoniste-choriste Dik Cadbury a fait partie des groupes Decameron et Cajun Moon; le batteur John Shearer vient quant à lui d'un groupe nommé Moon, aux côtés notamment du chanteur Noel McCalla qui officiera plus tard sur le premier album solo de Mike Rutherford; enfin, le chanteur Peter Hicks est un parfait inconnu. Le sextette fait ses débuts à l'occasion d'une tournée européenne d'une dizaine de dates en octobre (elle fait étape au théâtre Mogador de Paris le 16), où sont interprétés de larges extraits de Voyage Of The Acolyte et Please Don't Touch, ainsi qu'une nouvelle composition, l'instrumental "Spectral Mornings"...

Au début de l'année 1979, Hackett et son groupe, gonflés à bloc, s'expatrient aux Pays-Bas, et plus précisément aux studios Wissleloord d'Hilversum, pour y enregistrer le troisième album solo du guitariste. Des séances d'enregistrement marquées par le froid polaire qui règne aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du studio. "L'avantage", se souvient Hackett, "c'est que ça nous obligeait à travailler dur, ne serait-ce que pour nous réchauffer !".

"Every Day", le morceau qui ouvre Spectral Mornings, est emblématique du compromis musical intelligent pour lequel a opté Steve Hackett : une première moitié chantée, un peu laborieuse, s'estompe très vite sous la flamboyance d'un superbe et long solo, fiévreux et mélodique à souhait. Cet équilibre est respecté à l'échelle de l'album dans son ensemble, puisque sur les huit morceaux qui le constituent, quatre comportent du chant et les quatre autres sont totalement instrumentaux.

Ce troisième album est l'occasion pour Hackett de se retrouver et, sans pour autant renier l'expérience de Please Don't Touch, renouer avec la veine de Voyage Of The Acolyte. Les compositions y sont à nouveau empreintes de romantisme et de rêve. Toujours aussi contrastées et hautes en couleurs (à l'image de ce "Red Flower Of Tachai Blooms Everywhere" rappelant l'atmosphère mystique du Olias Of Sunhillow), elles sont autant d'invitations au voyage. Le nouveau groupe réuni par le guitariste, bien que tout à fait compétent, est sans doute excessivement effacé, mais sans doute Hackett souhaitait-il qu'il en soit ainsi.

La section rythmique, en particulier, est sensiblement moins performante que celle de Genesis sur Voyage..., et le chant de Peter Hicks n'est pas guère plus efficace que celui d'Hackett, bien qu'ayant le mérite, comme Phil Collins sur "Star Of Sirirus", de se conformer humblement à l'univers dépeint. Mais sur la longueur, la sincérité finit par l'emporter. La modestie du groupe laisse au leader le soin de transcender le tout.

Par la force de son écriture, la qualité et l'extravagance de sa performance, Steve Hackett parvient à faire passer l'émotion. L'instrumental qui conclut l'album et qui lui donne son titre est sans conteste l'un des sommets de la carrière du guitariste, toutes périodes confondues. Bref, l'ensemble demeure du meilleur tonneau (à une exception près : "The Ballad Of The Decomposing Man", que l'on prit à l'époque pour un canular, tellement il s'avérait hors-propos) et constitue certainement le meilleur album solo d'Hackett après Voyage Of The Acolyte.

 
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