BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

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GRYPHON

gryphon 1794

Introduction... Hybridation !

La sortie, à une année d'intervalle, chez Hux Records, de deux albums en public de Gryphon, va nous permettre de revenir sur la carrière de ce groupe à part dans la riche production progressive anglaise des années 70. Un groupe à l'originalité jamais démentie, et dont la dextérité incroyable de ses membres a, depuis, fait date.

Que ce soit au détour de textes évocateurs, comme chez Yes ou Genesis, ou même de l'instrumentation et la composition, à l'instar de Gentle Giant, l'imagerie médiévale a souvent été utilisée dans le rock progressif. Des groupes français comme Atoll, Ange, Mona Lisa ou Ripaille en ont même fait parfois leur marque de fabrique. Plus tard, les groupes néo-progressifs, tels Marillion ou Pallas ont repris cet aspect à leur compte, avant l'avènement ultime de la mixture rock progressif/musique médiévale avec Minimum Vital.

Mais il est un groupe qui est allé plus loin que tous les autres dans cette fusion et qui demeure pourtant, injustement, mal connu de nombreux mélomanes : Gryphon. L'explication vient peut-être du fait que cette formation a fait le chemin inverse, en incluant quelques touches de modernité dans un ensemble fortement passéiste. Cependant, au final, c'est bel et bien Gryphon qui reste le plus singulier et original des groupes progressifs à vocation «médiévalisante».

Cela peut paraître bizarre, à nous, bons franchouillards désormais fermement ancrés dans le 21ème siècle, mais la formation britannique peut être considérée comme un groupe «culte». Un groupe qui a proposé, au cours de ses six années d'existence, jalonnées de cinq albums studio, une musique foncièrement originale, mixture improbable de rock progressif symphonique, de folk anglais et de musique classique mâtinée de fortes influences médiévales et élisabéthaines. Oui, culte en son temps et en ses contrées, où des hordes de 'folkies' suivaient le groupe sur ses tournées, où le succès et les ventes d'albums étaient au rendez-vous, et où les journalistes ne cessaient de louer le talent de ses musiciens. C'est donc ni plus ni moins à un monument des années 70 que Big Bang a décidé de s'attaquer pour ce dossier !

 
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