BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques

Psykedeelisia Joutsenlauluja pochette

PISTES :

1. Viisauden Alku (4:29)
2. Joutsenten Kaihoisa Laulu (6:27)
3. Siipirikon Lento (3:50)
4. Vapahtaja (5:06)
5. Pimeästä Pohjolasta (5:01)
6. Johdatus (1:50)
7. Ajasta Ikuisuuteen (8:03)

FORMATION :

Jani Timoniemi

(guitare, basse)

Eini Pesälä

(violon)

Anni Pesälä

(flûte)

Panu Koskela

(batterie)

SCARLET THREAD

"Psykedeelisia Joutsenlauluja"

Finlande - 2004

Mellow Records - 34:39

 

 

Découvert l'année dernière grâce à la compilation Kalevala, le groupe Finlandais Scarlet Thread présente enfin son premier album au nom difficilement prononçable pour nous, francophones. Album... Enfin pour ainsi dire puisque Psykedeelisia Joutsenlauluja ne dépasse que difficilement les trente quatre minutes ! En plus, le titre se retrouvant sur Kalevala à été repris ici, ce qui nous fait alors une petite demi-heure de musique inédite. C'est pas lourd, non ? Pourtant, ce n'était pas la matière qui manquait puisque ce groupe, vieux de neuf ans, était déjà auteur d'un album resté inédit en 2000... Allez comprendre !?

Soit, cela ne préjuge en rien de la qualité finale de l'objet, c'est bien connu «mieux vaut une petite vigoureuse qu'une grande paresseuse !». Alors ??? Eh bien en fait, cet album est plutôt sympa et pour tout dire assez bon. Ce rock instrumental, compact, et matiné d'influences folk et psychédéliques est doté d'une fougue positive et entraînante. Les sept morceaux sont construits sur de solides et tournoyantes structures guitare (en arpèges ou rythmique)-basse-batterie. Là dessus, un violon virevoltant au jeu plus trad' que classique, une guitare plus rude ou bien de rares et suaves flûtes viennent tisser leurs thèmes, riffs ou bien improviser à l'occasion.

Scarlet Thread est en fait à la croisée des chemins entre le prog pastoral, dépouillé et mélodique de son compatriote Groovector, la délicatesse folk de Musical Witchcraft (le projet solo d'Attila Kollar, le violoniste de Solaris) et l'énergie tour à tour brute et planante de Djam Karet, voire des premiers Ozric Tentacles. Si cet album ne surprendra véritablement personne (les morceaux restent dans des sentiers bien balisées et n'empruntent qu'épisodiquement les chemins de traverses plus aventureux), il ne faut pas pour autant négliger son efficacité. Cette grosse demi-heure de musique est vraiment très agréable et rafraîchissante.

Depuis l'enregistrement de cet album en 2002, l'effectif du groupe s'est entièrement renouvelé autour de son leader et guitariste Jani Timoniemi. Cette nouvelle formation (qui compte en plus un autre guitariste, un batteur et deux violonistes) a même enregistré un nouvel album à la fin de l'an passée. On n'en sait pas beaucoup plus pour le moment, toutefois nous sommes en droit d'espérer un véritable album ! Il est donc urgent d'attendre...

Olivier VIBERT

(chronique parue dans Big Bang n°54 - Juillet 2004)