BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques

Surface Serene pochette

PISTES :

1. Faceless (5:49)
2. Surface Serene (4:50)
3. Can I Find It (7:34)
4. Changeover (6:40)
5. Dance (6:09)
6. Honesty (5:36)
7. Salmon Song (4:23)
8. Momentary Thread (5:26)
9. Collapsing (4:20)
10. Glacier (3:57)
11. Shine (Bonus Track) (4:56)

FORMATION :

Steve Katsikas

(chant, claviers, guitare rythmique, saxophone)

Joanna Katsikas

(chœurs)

Diego Pocovi

(batterie)

Rik Bigai

(basse)

Roy Strattman

(guitare)

AVEC

Scott Leamon
(guitare rythmique [11])

Tom Vazquez
(batterie [2,11])

LITTLE ATLAS

"Surface Serene"

États-Unis - 2002

Progrock Records - 59:41

 

 

Après la vague néo-prog à l'anglaise, voici depuis quelque temps l'arrivée massive vers notre «vieille Europe» d'un contingent de groupes néo à l'américaine prêts à envahir nos chaînes hi-fi. Little Atlas vient de Miami, et nous propose son premier album, Surface Serene, sorti il y a déjà deux ans, mais qui bénéficie d'une distribution à retardement.

Cet album est composé de dix titres célébrant donc une musique totalement représentative de ce que l'on pourrait qualifier d'une certaine tradition à l'américaine. Alternant passages mélodiques et passages plus typiquement symphoniques, Little Atlas nous convie tout au long de cette petite heure à un néo-prog classique loin d'être transcendant. L'impression générale de l'album est en effet assez contrastée. Alors que le premier morceau «Faceless» (5:49) nous laisse un goût assez agréable en bouche, avec ici tous les ingrédients nécessaires pour nous faire passer un bon moment (bonnes mélodies et jolis passages instrumentaux), le reste de l'album s'avère quelque peu poussif. Non pas que le groupe soit foncièrement mauvais, mais la cohabitation entre les mélodies chantées et les parties plus en «roue libre» est assez instable. Il est en effet dommage que, par exemple, l'on ait qu'une envie, c'est d'attendre que le chanteur ait fini de bavarder pour laisser libre court aux divagations des musiciens. Ce sont donc ces derniers passages qui sont les plus intéressants, explorant une dimension plus symphonique dans la musique des Américains. Deux autres morceaux sont néanmoins à détacher de l'ensemble : «Honestly» et «Salmon Song». Sans être extraordinaires, ces deux derniers parviennent à garder un certain équilibre entre chant et digressions instrumentales.

Surface Serene me fait donc plus penser à une démo qu'à un réel travail abouti. Et, au vue de sa date de réalisation, il est à espérer que les musiciens de Little Atlas aient fait des progrès significatifs depuis, de sorte qu'ils ne se perdent pas pour leur prochain opus dans le flux incessant des sorties d'albums prog.

Julien GOARNISSON

(chronique parue dans Big Bang n°55 - Octobre 2004)