BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques

Lotus Land pochette

PISTES :

1. A Seed Dreaming Inside (6:27)
2. Life Is Love (7:08)
3. Where The Heart Finds A Home (6:42)
4. Love Opens The Gates (7:07)
5. Just A Glimpse Of Paradise (4:14)
6. Mystic Voyage (7:13)
7. A Heavenly Gift (4:24)
8. The Lotus Unfolds (5:10)
9. Waves Of Delight (8:01)

FORMATION :

Gandalf

(guitares acoustiques et acoustiques, bouzouki, saz, sitar électrique, piano, claviers, samples, percussions, programmations rythmiques)

EXTRAITS AUDIO :

GANDALF

"Lotus Land"

Autriche - 2007

Real Music - 56:18

 

 

Que dire sur Gandalf que je n'ai écrit dans nos colonnes précédentes ? J'aurais aimé vous annoncer un brin de révolution musicale chez ce multi-instrumentiste autrichien que nous suivons avec passion depuis toujours, mais ce ne sera pas le cas. Depuis trois albums, le magicien des sons s'est replié sur lui-même, ne faisant plus appel à aucun intervenant extérieur, et sa musique s'est totalement fondue dans le genre honoré par son label actuel, à savoir une new-age mélodique propice à la relaxation.

Je pourrais ainsi reprendre quasi mot pour mot ma chronique de Sacred River, son album de l'an dernier. Car les neuf compositions (de 4:14 à 7:57) sont gorgées de mélodies toujours aussi cristallines, mettant en avant guitare acoustique et piano, avec en support de splendides nappes de synthétiseurs aériennes. La production est encore une fois magnifique, à tel point que même avec un équipement hi-fi de qualité moyenne, on a l'impression que Gandalf pince ses cordes juste à côté de soi. Et cette musique invite indéniablement au repos, l'esprit emporté vers des contrées lointaines éperdues de nature encore sauvage, sentiment conforté par les bruitages qui percent régulièrement tout au long de l'album. Mais en dépit de sa beauté formelle indéniable («Love Opens The Gates» est une incontestable réussite dans le genre), rien de bien nouveau n'est vraiment proposé par Gandalf. Tout juste notera-t-on le retour en force du sitar, avec ses sonorités typiquement orientales aux harmonies dissonantes. Tandis que la guitare électrique du maestro ne fait que de trop rares apparitions («Waves of Delight» en particulier).

Juste un album de plus dans la très conséquente discographie de l'artiste autrichien : les amateurs sauront sans doute s'en contenter mais les autres, toujours plus avides de nouveautés, risquent fort de ne pas se laisser embarquer pour ce voyage empreint de légèreté, comme le symbolise le lotus inspirateur de l'album.

Christian AUPETIT

(chronique parue dans Big Bang n°67 - Automne 2007)