BIG BANG - Magazine de Musiques Progressives

Chroniques

One More Night pochette

PISTES :

1. New Guinea Sunrise (06:38)
2. Revolution' Eve (07:33)
3. Fool In The Mirror (06:54)
4. Stanger (06:28)
5. High Rockin' (06:02)
6. Mountain Queen (16:35)
7. L.A.Rendez Vous (03:55)
8. The Dance (17:03)
9. Darling Superstar (06:39)
10. Wheelchair Groupie (04:51)
11. Central Station Hustle (05:30)
12. Documentaire (57:51)

FORMATION :

Ferdinand Bakker

(guitare, chant)

Ronald Ottenhoff

(saxophones)

Dick Franssen

(orgue, piano)

Michel van Dijk

(chant)

Frans Koenn

(basse)

Job Tarrenskeen

(batterie, percussions, chant)

Trudie van Starrenburg

(chœurs)

Monica Page

(chœurs)

EXTRAITS AUDIO :

ALQUIN

Rétrospective +
"One More Night" (DVD)

Pays-Bas - 2004

Superior - 165mn

 

 

Si l'on reprend le désormais bien connu raisonnement de Robert Fripp, qui consiste à classer les groupes de rock en divisions, et si l'on considère que les ténors King Crimson, Yes, Genesis et consorts en constituent la première, le groupe néerlandais Alquin aurait pu sans conteste être un solide leader de la seconde. Fort de quatre albums studio entre 1972 et 1976, le groupe connut un succès plus que conséquent dans son pays mais eut du mal à l'étendre hors de ses frontières malgré ses efforts répétés.

La récente reformation du groupe, suivie d'une tournée à travers les Pays Bas, a donné naissance à un DVD et à un album live. Voilà une occasion que Big Bang ne pouvait pas manquer pour vous proposer un dossier sur ce groupe, certes pas majeur, mais diablement attachant.

Les prémices d'Alquin remontent à 1951 (!) en Nouvelle-Guinée !! C'est à cette époque et en cette contrée éloignées que Job Tarrenskeen (chant, sax, flûte et percussions) rencontre Ron Ottenhoff (sax et flûtes). Tous deux âgés de quatre ans, ils ne se perdront depuis, jamais de vue. Ils allaient à l'école ensemble, et la mère de Ron fut même un temps leur institutrice. C'est donc ensemble qu'ils découvrent la passion de la musique. En Indonésie, il est de tradition que les garçons étudient la flûte et les filles le piano. Au collège, à 14 ans, ils fondent, avec l'aide d'un troisième larron, leur premier groupe : le Kroepock Trio. Lorsque, plus tard, ils quittent la Nouvelle-Guinée pour les Pays-Bas, ils sont momentanément séparés, mais finissent par se retrouver pendant leurs études, à Delft. Ils y fréquentent un club nommé Alcuin, où ils rencontrent Dick Franssen (claviers). Ils jouent du rhythm'n'blues et du boogie-woogie à des fêtes et à des bals, sans réelles ambitions ou vocation à faire de la musique leur profession.

Ce n'est qu'avec l'arrivée de Ferdinand Bakker, lui aussi rencontré au Alcuin, que le groupe devient plus sérieux. Ferdinand possède une solide formation classique et joue, avec une aisance égale, de la guitare, du piano et du violon. Ils se mettent alors en quête d'une section rythmique, et ce sont Hein Mars à la basse et Paul Westrate à la batterie qui vont remplir cet office.

C'est Ferdinand qui apporte au groupe ses influences, issues du rock de l'époque (nous sommes au début des années 70), en tête desquelles se trouvent Pink Floyd, Soft Machine et Carlos Santana. Il décide donc de diriger le groupe vers ce style, les autres membres n'y voyant aucun inconvénient, leur souhait étant de jouer de la musique, quelle qu'elle soit. Ferdinand sera par conséquent le principal compositeur des musiques du groupe, Job se chargeant des textes.

Les musiciens ont rapidement l'occasion, en 1971, de sortir un 45 tours instrumental sous le nom de Threshold Fear, qui a la particularité d'être produit par Peter Vink (Q65, puis Finch). Il connaît un succès d'estime et la division néerlandaise de Polydor leur permet d'enregistrer un premier album. Ils décident alors changer leur nom en Alquin, ne remplaçant qu'une lettre du nom du club de leurs débuts - avec l'arrière-pensée qu'un groupe ayant un patronyme commençant par la lettre A se trouverait sans doute en tête des classements !

Marks pochette

Marks voit donc le jour en 1972. On peut scinder en deux groupes distincts les morceaux de cet album. Avec d'une part, les instrumentaux, plutôt courts et ramassés, mais toujours très mélodiques. Ils sont dominés par les deux flûtistes/saxophonistes qui se renvoient souvent la balle de façon jubilatoire, le meilleur exemple est sans conteste l'enchaînement d'«Oriental Journey» (4:22) avec «The Least You Could Do Is To Send Me Some Flowers» (2:25) où, après une introduction «orientalisante» à la flûte, le groupe évolue vers la musique de fanfare par un habile stratagème humoristique. Ces instrumentaux constituent la part la plus originale d'Alquin, car les autres morceaux, chantés et plus longs, sont plus à rapprocher d'un croisement entre le Pink Floyd de l'époque (l'introduction de «I Wish I Could» (11:27) s'inspirant de «Echoes») et Caravan. Le chant reste somme toute peu présent dans la musique d'Alquin. Qui s'en plaindrait, la voix de Job n'étant pas la principale de ses qualités. Marks est une réussite, certes mineure, qui doit toute sa force à la richesse de ses arrangements (le violon est également de la fête sur «Catharine's Wig» - 2:31).

Une tournée hollandaise suit la sortie de ce premier album. Le groupe participe au célèbre Pinkpop Festival (en compagnie, entre autre, de Caravan , Focus et Golden Earring). Il ouvre le concert avec une version primitive de «The Dance» qui culminait à 20 minutes, le souvenir de jouer ce morceau dans un stade comble, devant un public muet... avant des applaudissements nourris, reste un grand souvenir pour les musiciens. Toujours est-il que Marks remporte un certain succès aux Pays Bas, ce qui leur permet l'enregistrement d'un deuxième album à Londres... qui se déroule en une semaine, dans l'optique de donner une allure plus internationale au groupe.

Mountain Queen pochette

Mountain Queen sort donc en 1973 et se présente comme la plus belle œuvre d'Alquin. Ici, l'album est dominé par deux longs morceaux, plus ambitieux que sur Marks, entrecoupés de titres plus courts et légers, souvent instrumentaux. Comme lors des concerts de l'époque, il est introduit par le captivant «The Dance» dans une version raccourcie par le producteur (Derek Lawrence) à 13 minutes. Captivant, grâce à ses obsédants et tonitruants accords d'orgue soutenus par une rythmique puissante (au devant de laquelle trône une basse Rickenbaker ronflante à souhait), rapidement relayés par la guitare qui semble s'être trouvé un son singulier (proche d'Andy Latimer pour les soli et de Pye Hastings pour la rythmique) et les deux saxes jouant conjointement donnant un énergique «effet cuivré». Malheureusement, la suite du morceau perdra ensuite de son intensité, la faute en incombant à un chant assez terne, seules les différents soli l'égayeront. L'instrumental qui suit, «Soft Eyed Woman» (2:38), peut quant à lui se résumer à un clin d'œil à leur compatriote de Focus, tant la ressemblance est frappante - le guitare et la flûte, surtout - avec leurs morceaux aux titres de prénoms féminins (Sylvia, Janis...), un bien beau morceau, néanmoins.

Le morceau titre, avec ses 15 minutes, représente peut-être ce que le groupe a fait de mieux. Pourtant il préfigure déjà le chemin musical qu'Alquin suivra à l'avenir... Le chant est plus présent, la rythmique devient plus groovy et les saxophones s'apparentent souvent à une section de cuivres. Ferdinand fait des merveilles à la guitare rythmique, son point fort, assurément, et l'orgue est omniprésent. Ce morceau vaut surtout pour l'énergie dégagée, ses soli de sax et son final débridé. Comme pour Marks, Mountain Queen se termine par un morceau instrumental nanti de violon, mais cette fois le titre est plus long et ambitieux. Il s'agit de «Mr.Barnum's Jr's Magnificent And Fabulous City (Part One)» (8:25) - oui, je vous ai dit que le titre était plus long... Il mélange dans des proportions parfaites, folk (la flûte, le violon), jazz (le sax, le piano) et rock (la rythmique, la guitare) et termine en beauté l'album, le meilleur du groupe à n'en pas douter.

Avec une telle carte de visite, le groupe peut entamer une tournée européenne que le mènera en Angleterre, en compagnie de Golden Earring, en Allemagne et en France, en première partie des Who. Fort de ce début de reconnaissance et dans l'optique d'élargir son public, Alquin décide de jouer une musique plus directe et accessible. Pour ce faire, il la durcit quelque peu, en lui donnant une approche plus rock et en raccourcissant ses morceaux. De plus il souhaite engager un chanteur à part entière. En la personne de Michel Van Dijk, le choix semble judicieux tant son charisme est probant sur scène et sa voix, singulière. Résolument rock et rauque, elle pourrait se rapporter à un improbable croisement de celles de Rod Stewart et Bryan Ferry !

Michel Van Dijk n'est pas un inconnu sur la scène batave : il a joué avec Les Baroques, Ekseption (fameux groupe réadaptant de façon plus rock des morceaux classiques) et Brainbox (célèbre pour avoir été le groupe de Jan Akkerman avant Focus). Pourtant, il s'apprête à quitter le monde la musique (et à arpenter les États-Unis) lorsque les membres d'Alquin lui proposent de les rejoindre. Son indécision sera de courte durée ! Sa présence et son charisme, on l'a dit, alliés aux nouvelles ambitions du groupe, vont changer sensiblement ce dernier, qui peut alors s'identifier à une sorte de «art-rock» à la Roxy Music (les paroles, que Michel co-écrit avec Job, et la forte présence du sax).

Nobody Can Wait Forever pochette

Alquin retourne donc une nouvelle fois en Angleterre pour enregistrer son troisième album, Nobody Can Wait Forever. Produit par Roger Bain, il sort au début de l'année 1975. La musique devient moins progressive, mais n'en conserve pas moins son côté personnel et immédiatement identifiable. Les éléments rock, soul et funk étaient déjà présents sur les précédents albums, ils sont ici renforcés. Evidemment, la composante progressive n'a pas complètement disparue de Nobody Can Wait Forever : l'introduction, superbe, de «New Guinea Sunrise» (6:34) renvoie au Pink Floyd de «Shine On You Crazy Diamond», toute proportion gardée. Les saxophones et la guitare rythmique font toujours des merveilles sur «Stranger» (6:38) et Darling Superstar (7:57); quant à «Revolution's Eve» (7:25), c'est un très bon morceau, sorte de condensé plus rock et pêchu de «Mountain Queen», le morceau. Il termine en beauté l'album avec ses saxes complètement débridés.

Cet album accouchera également du premier (et seul) véritable tube du groupe, «Wheelchair Groupie» (3:10). Involontairement aidé par la publicité gratuite des radios chrétiennes, qui, sous l'excuse du simple intitulé du morceau décidèrent de tout faire pour l'interdire ! C'est également durant l'enregistrement de cet album que Paul Westrate n'eut d'autre alternative que de partir au service militaire. Il est donc remplacé par... Job Tarenskeen, lui-même, sur deux titres. Un batteur remplaçant qui a l'avantage de connaître tous les titres du groupe !

Une fois de plus, cet album se vend très bien aux Pays-Bas, Alquin restera d'ailleurs longtemps, le plus vendeur des groupes hollandais dans son pays, devant Golden Earring, Kayak et Focus. Nobody Can Wait Forever se voit même avoir l'opportunité de connaître un pressage américain et Polydor, afin de le promouvoir là-bas, organise même une tournée du groupe aux USA... Celle-ci est malheureusement annulée à la dernière minute, littéralement au pied de l'avion. Des changements à la tête du management américain de Polydor ayant entraîné cette annulation. Inutile de dire que le moral du groupe est alors au plus bas, chacun des membres comptant beaucoup sur cette nouvelle expérience.

Best Kept Secret pochette

La mort dans l'âme, Alquin retourne une nouvelle fois en Angleterre pour enregistrer son quatrième opus. Produit conjointement par le groupe et Vic Smith, Best Kept Secret sort donc en 1976 et voit Alquin continuer encore plus son «américanisation». Le changement de bassiste (Hein Mars quittera définitivement le monde de la musique) et le départ de Paul Weststrate entraîne un renouvellement complet de la section rythmique. C'est donc Job qui se retrouve derrière les fûts et son jeu, couplé à celui de Jan Visser, le nouveau-venu, donne à la rythmique une approche encore plus 'groovy'. Les morceaux n'ont désormais plus grand chose à voir avec le rock progressif, seule peut-être la ballade «L.A. Rendez-Vous» (4:37) pourra se rapprocher un tant soit peu du Genesis de la période, des compositions de Mike Rutherford qui plus est. Pour le reste, on aurait plutôt affaire à un blues-rock à forte tendance sudiste ! Le Allman Brothers Band n'est en effet pas loin des titres «High Rocking» (5:29) et «Take Any Road» (5:49) dont les intitulés parlent d'ailleurs d'eux-mêmes. Pour leurs parts, les parties instrumentales (renforcées d'une section de cuivres) des plages les plus longues - «Fool In The Mirror» (8:19) & «One More Night» (9:01) - pourraient plutôt se comparer à une espèce de soul-funk que ne renierait pas Isaac Hayes et/ou la B.O. d'un film de Blaxploitation ! Dans leurs meilleurs passages, elles nous renvoient même au 'supergroupe' (dans les deux sens du terme) Zzebra (prog cuivré constitué d'ex-If et Osibisa avec le renfort du fameux Tommy Eyre).

Bref, malgré un savoir-faire évident et une joie de jouer toujours communicative, Best Kept Secret reste l'album le plus faible du groupe. Cependant, difficile de résister à l'envie de jeter une oreille curieuse à cet album après avoir découvert les trois précédents qui, eux, ne dépareraient pas votre progothèque, entre Mirage de Camel et For Girls Who Grow Plump In The Night de Caravan.

Alquin Crash pochette On Tour pochette

Déçu par les ventes, plutôt bonnes mais stagnantes, de ses albums, apeuré par l'arrivée du punk et du disco, toujours pas remis de cette tournée américaine avortée et miné par les sempiternelles «divergences musicales», le groupe décide de se séparer après une dernière (mais pas ultime !) tournée. Celle-ci donna naissance à l'album Live On Tour, bon condensé de la musique d'un groupe taillé pour la scène. L'année 1977 voyant quant à elle la sortie posthume d'une intéressante double compilation, Alquin Crash, constituée des meilleurs morceaux de chacun des albums. Job et Ferdinand formeront par la suite The Meteors, un combo punk-new-wave.

Ferdinand restera professionnel de la musique en créant son propre studio - The Park Studio - et bien que les membres du groupe ne se soient jamais vraiment perdus de vue, il y eut deux déclics qui conduirent à la reformation de celui-ci. Tout d'abord, et pour l'anecdote, la découverte d'un article de journal dans lequel ils apprennent qu'un couple a nommé son enfant Alquin en hommage au groupe et puis, et surtout, un spectacle musical, Let's Stick Together, qui s'est déroulé au dénommé Grand Café, à Delft dans lequel jouaient Ferdinand, Job (au saxophone) et Michel.

La reformation proprement dite n'a pourtant lieu que quatre ans plus tard. Elle donne lieu à une tournée aux Pays-Bas d'une douzaine de date. De cette tournée sont issus un DVD ainsi qu'un double-album live.

Je ne pourrais en conclusion que trop recommander aux néophytes la découverte de leurs deux premiers albums, que l'on trouve par ailleurs sur un unique CD. Assurément parmi ce qui se faisait de mieux en matière de prog à la fois accessible et ambitieux à l'époque !

ALQUIN : «One More Night» (DVD)

Intéressons-nous, si vous le voulez bien, au DVD, puisqu'il a l'avantage d'allier le son à l'image et que les deux supports offrent la retranscription du même concert (et c'est surtout le seul des deux que je me suis procuré !). One More Night, c'est son nom, est un DVD frôlant l'amateurisme de par les moyens plutôt restreints mis en œuvre. Il n'en demeure pas moins sympathique. Pas de pléthore de caméras à espérer ici, pas de montage sophistiqué ou de plans virtuoses non plus, non, non, One More Night est à l'image d'Alquin, honnête et sans fioriture. A noter que le son nous est tout de même proposé en Dolby Digital 5.1 Surround ou en DTS 5.1 Surround.

Le groupe n'offre pas non plus de jeu de scène élaboré, toute sa concentration est portée sur la musique délivrée par Ferdinand aux guitares, Job à la batterie, Dick à l'orgue et aux claviers, Ron aux saxophones, Michel au chant accompagné pour cette tâche de deux choristes (Monica Page et Trudie Van Starrenburg) et du nouveau venu Frans Koenn à la basse. Ce dernier, au jeu plus qu'honorable mais assez jazz-rock, donne une approche différente à la musique du groupe et, pour tout dire, pas forcément adaptée au «groove» requis. A croire qu'il n'a été choisi que pour ces origines indonésiennes. C'est Ferdinand qui sort son épingle du jeu : sons gilmouriens ou rythmiques funky, sa guitare fait toujours merveilles. La petite déception provient plutôt de Ron, à lui seul, il ne peut retransmettre cet aspect «pêchu» des deux saxophones (et flûtes, malheureusement absentes ici) présents sur les albums studio. Il faut dire que les morceaux choisis favorisent plutôt la guitare. Il s'agit, on s'en douterait, des meilleurs de Nobody Can Wait Forever. «New Guinea Sunrise» en ouverture, «Revolution's Eve», «Stranger», «Darling Superstar» sont de la partie. S'ajoutent à eux des morceaux (outre «Fool In The Mirror») plus dispensables de Best Kept Secret, aucun titre, malheureusement, issu de Marks. Ils sont, par contre, accompagnés des deux morceaux de bravoure que constituent «Mountain Queen», rehaussé d'un solo de basse et de «The Dance» agrémenté de quatre minutes supplémentaires avec soli de piano (jazzy et impressionnant !) et de saxophones en sus et un petit côté jam pas désagréable. C'est d'ailleurs après l'interprétation de cet épic que le groupe semble enfin se décrisper et jouer de façon plus décontractée. Remarque surtout valable pour Michel Van Dijk dont la voix et le physique n'ont pas été épargnés par les affres du temps. Il suffit d'ailleurs de visionner les quelques documents d'archives présents sur le documentaire ajouté en guise de bonus, pour se convaincre qu'il a nettement perdu de son charisme et de sa prestance sur scène. Un documentaire, à l'image de la retranscription du concert, c'est-à-dire simple mais efficace, est donc présent, en néerlandais mais par bonheur sous-titré en anglais. Il demeure très intéressant et fourmille de documents d'époque et autres anecdotes divulguées par nos goguenards quinquagénaires. Ce présent article lui doit, par ailleurs, beaucoup.

Un DVD somme toute plus que sympathique, mais à la vue de la playlist, pas idéal pour découvrir la meilleure facette du groupe. Il est donc conseillé en priorité aux fans d'Alquin. Un nouvel album n'étant pas à l'ordre du jour, ces derniers sauront s'en contenter.

Fabien CLAIR

(chronique parue dans Big Bang n°53 - Mai 2004)